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Isolation saine : et si ma maison est isolée avec de la laine de roche?



L’isolation intéresse les géobiologues depuis  longtemps, bien que les fibres des laine de verre et de roche ne soient à l’origine d’aucun rayonnement. Mais ne serait-il pas difficile à un géobiologue de ne prodiguer aucun conseil lors d’une expertise de maison, s’il s’apercevait -outre les ondes invisibles des courants souterrains ou les champs électromagnétiques des équipements électriques- que l’isolation a été réalisée de telle manière qu’elle soit susceptible de provoquer une gêne pour les habitants ? La présence invisible toxique n’est pas ici celles des ondes mais des fibres minérales.

pose de laine de verre dans grenierPourquoi faut-il éviter la présence des fibres minérales ?

 

En 1987, les laines minérales ont été classées “agent cancérogène possible pour l’homme” (groupe 2 B) par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), en raison de leur biopersistance  pulmonaire. Après modification de la composition et de la taille des fibres, les nouvelle laines (celles que l’on achète encore aujourd’hui) se sont révélées moins biopersistantes, et ont été déclassées par le CIRC en octobre 2001 pour être affectées au groupe 3 “ne peut être classé quant à sa cancérogénécité pour l’homme”. Les fabricants  ont également fait un autre effort en proposant les laines avec un voile protecteur non tissé, afin de limiter la propagation des fibres.

Malgré cela les laines minérales restent irritantes pour les voies respiratoires -à plus forte raison chez les sujets sensibles- et  peuvent également provoquer des irritations cutanées.

N’oublions pas également que la plupart des habitations ont, à ce jour, été isolées avec des laines d’avant 2001, c’est à dire celles ayant la plus grande persistance pulmonaire et classées “cancérogène possible pour l’homme”.




Que faut-il faire ?



Les isolants écologiques ont notre préférence car ils ne dégagent pas (ou peu) de  fibres et poussières irritantes, traitements toxiques , composés organiques volatils, ou ne sont pas ou peu favorables au développement des moisissures, émetteurs de gaz toxiques en cas d’incendie... Ils sont de plus, en raison de leur faible coût en énergie grise, moins préjudiciables  à l’environnement. Cependant leur arrivée sur le marché étant récente, la grande majorité des habitations a été isolée avec des fibres minérales. Alors si une maison est déjà isolée avec de la laine de verre ou de roche, faut-il obligatoirement enlever cette isolation en place pour la remplacer par un produit plus écologique et plus sain pour les habitants ? La réponse est oui uniquement si celle-ci mérite vraiment d’être changée du fait de son inefficacité thermique (isolation mal posée,  tassée ou détruite par l’humidité, dégradée par les rongeurs, épaisseur insuffisante ...).

Pour la grande majorité des cas, la réponse est non.  Si l’isolant en place est vraiment efficace, pourquoi faudrait-il le remplacer ? De plus, que ferions-nous de toutes les isolations déposées et inutilisables ? Ne  deviendraient-elles pas plus polluantes pour l’environnement ? Remplacer un matériau uniquement par pure conviction  écologique ne serait-il pas justement un non sens écologique puisqu’il engendrerait un deuxième coût en énergie grise pour un même poste dans une même maison ? ..Nous avons certes aujourd’hui la chance de pouvoir, lors d’une rénovation ou d’une construction, faire le  choix d’un isolation écologique, mais si une laine minérale  a déjà été mise en œuvre,  il faut  essentiellement s’assurer que celle-ci a été correctement effectuée et  que les fibres ne puissent en aucun cas migrer vers l’intérieur de la maison. En d’autres termes il faut contrôler les endroits sensibles où les fibres sont susceptibles de passer, car elles peuvent  ensuite être inhalées par les habitants.

Les défauts détanchéité à l’air les plus courants sont :

- disjointoiement de lames de lambris derrière lequel se trouve l’isolant

- défaut de jointoiement entre des plaques de plâtres et des poutres

- défaut détanchéité à l’air au niveau des prises de courant sur une cloison contenant l’isolant, ou en bas de celle-ci au niveau de la plinthe

- défaut détanchéité à l’air de la trappe d’accès au grenier ou de la porte de communication avec celui-ci

 

isolation laine de verre dans grenier sans pose de parement


Les cas les plus graves étant :

- absence totale de parement (souvent parce que, faute de temps, le chantier n’a pas été terminé à temps  ). C’est le cas typique des chantiers de restauration effectuées par des propriétaires qui n’ont que les  vacances pour effectuer des travaux. Le chantier prenant bien souvent plus de temps que prévu, l’isolation est certes posée mais le recouvrement (lambris, plaque de plâtre) est reporté à plus tard. Malheureusement, pour de multiples raisons pratiques, certains n’hésitent pas à s’installer dans la chambre.

- absence de parement au fond des placards d’une chambre à coucher. Ce cas est relativement fréquent car les occupants ont terminé  la chambre et soigné la finition visible (tapisserie, peintures...), mais n’ont pas encore terminé la finition jusqu’à l’intérieur des placards. Souvent, l’aménagement reste en l’état pendant des années. Lorsque l’on ouvre la porte d’un placard on aperçoit, derrière les vêtements ou les étagères, le kraft de la laine minérale.

Ainsi les fibres sont susceptibles de contaminer l’air de la pièce :

- les jours de grand vent et de tempête

- à chaque ouverture et fermeture de porte par effet de dépression et de surpression mais aussi en raison des vibrations

 

Tout défaut de confinement permet  aux fibres de contaminer l’air de l’habitation, il faut donc  

- chercher systématiquement les endroits à risque. En cas de doute, n’hésitez pas à profiter des jours de tempêtes pour vérifier l’existence d’un courant d’air (trappe ou porte d’accès au grenier, lambris et poutres...).

Puis :

- terminer le parement si celui-ci était resté en attente

- étanchéifier le parement  avec du plâtre, du joint acrylique... si vous constatez des fuites localisées

- mettre un joint de type bourrelet au niveau de l’ouverture permettant l’accès au grenier (trappe, porte), si vous constatez un passage d’air

 

Témoignage de T. Gautier

“Lorsque j’aborde le sujet des laines minérales je pense toujours à cette maison normande dont il m’a été donné l’occasion de faire l’expertise géobiologique, il y a quelques années de cela. Il n’y avait pas de rayonnements telluriques ou électromagnétiques particulièrement intenses mais, par contre, le grenier révéla un sérieux problème inhérent à l’isolation.  Celui-ci  avait été transformé en salle de jeux pour 2 fillettes qui occupaient les chambres du rez-de-chaussée. Un canapé, des fauteuils, une petite table et des étagères avaient été installés. Les jouets étaient nombreux et il était évident que les deux sœurs passaient beaucoup de temps au grenier quand elles n’étaient pas dans. leurs chambres , plutôt réservées au sommeil et aux devoirs.

Ce grenier avait été isolé avec 20 centimètres de laine de roche agrafée contre les chevrons. Aucun parement ne recouvrait cette laine minérale visible sous toute la toiture.  Par endroit certains lés , qui étaient mal posés, étaient en partie détachés et pendaient, notamment au-dessus du petit salon d’enfant ou s’installaient les fillettes pour jouer.

J’ai donc fait part au propriétaire de l’urgence  dans un premier temps d’interdire aux enfants l’accès à la salle de jeux. Puis  dans un deuxième temps, de terminer  le recouvrement avec des plaques de plâtre pour ensuite nettoyer le grenier après l’avoir vidé, nettoyé et ventilé. Les enfants pourraient  y retourner jouer uniquement quand tout cela aura été effectué.

Mes recommandations n’ont pas été reçues comme je l’attendais. Le propriétaire se montra septique sur mes affirmations et l’utilité d’entreprendre de tels travaux. Voyant mon insistance celui-ci me montra un symbole ésotérique, qu’il avait acheté et placé au nord, dans son grenier. Celui-ci  lui avait été conseillé pour repousser les ondes nocives à l’extérieur de la maison. Il ne comprenait donc pas comment son grenier pouvait donc s’avérer nocif.

C’est à cette occasion que je me suis rendu compte que, par manque de connaissance et d’informations, il est facilement possible de tout mélanger. Et qu’il est bien difficile ensuite, pour le professionnel, de remettre de l’ordre dans les idées (devenues certitudes) des personnes concernées.

Les enfants avaient pourtant des problèmes respiratoires avérés qui avaient motivé ma venue.

J’ai également rencontré à diverses reprises des fermes en cours de restauration ou parents et enfants dormaient au grenier dans une même grande pièce -car les cloisons n’étaient pas encore installées-  et dans laquelle se trouvaient l’outillage électroportatif du père mais aussi des rouleaux de laine de roche inutilisés!”

 

FAUX BRUITS ET MAUVAISES RUMEURS


J’ai personnellement appris, comme beaucoup d’autres au début des années 80, qu’il était préférable de choisir la laine de roche plutôt que la laine de verre. Cette affirmation erronée circule d’ailleurs encore car je l’ai dernièrement entendu de la bouche d’un constructeur canadien de maison en bois, à l’occasion d’un salon.

Les arguments avancés étaient les suivants :

- la laine de roche est naturelle mais pas la laine de verre

- la laine de verre est nocive mais pas la laine de roche

- la laine de roche laisse passer 90 % des rayonnements cosmiques et la laine de verre seulement 10 %. La laine de verre empêche donc 90 % des rayonnements de passer dans la maison, ce qui est grave pour son équilibre cosmo-tellurique.

Après analyse, il semble que ces affirmations étaient basées sur le fait que d’une part, le mot ROCHE est plus agréable à entendre que VERRE. Si l’on aime à marcher ou s’asseoir sur la roche on imagine difficilement la même chose pour le verre. De plus, la roche existe à son état naturel alors que le verre nécessite une transformation. D’où le côté moins naturel.

D'autre part, la nocivité avait été établie par le fait que lorsque l’on pose de la laine de verre, celle-ci provoque rapidement de fortes démangeaisons. Ce que  ne fait pas la laine de roche.

Concernant le passage des rayonnements cosmiques, il s’avère que ces pourcentages étaient le fruit d’une détection radiesthésique au pendule.

La réalité est cependant bien différente car la laine de roche était plus nocive que la laine de verre ! !



-Si la laine de roche ne grattait pas c’est tout simplement parce que ses fibres étaient beaucoup plus fines et plus petites que celles de la laine de verre. Elles étaient certes moins irritantes pour la peau mais bien plus irritantes pour les voies respiratoires car, plus petites,  elles pénétraient plus profondément dans les poumons où leur biopersistance est beaucoup plus élevée (on parle de semaines pour la laine de verre et de mois pour la laine de roche).

-Le côté naturel est subjectif car les fibres de la laine de verre sont obtenues par fusion du sable et celle de la laine de roche par fusion du basalte et du coke.

-Le passage ou le blocage des rayonnements cosmiques me laisse perplexe*. J’ai recherché un support scientifique à cette affirmation. Il faut tout d’abord savoir que l’on sait scientifiquement peu de choses des rayonnements cosmiques. À l’étude des rares mesures effectuées en laboratoire, la laine de verre ne semble pas être, sur ce point précis, un problème. D’autant plus que les rayonnements cosmiques entrent principalement dans une maison par les fenêtres dont les vitres sont ... en verre ?**

 

 

 

*Je pense sur ce point que c ‘est l’appellation même de RAYONNEMENTS COSMIQUES qui est erronée. Sans doute le radiesthésiste à l’origine de cette affirmation ne savait pas exactement ce que sont les rayonnements cosmiques. Peut-être voulait-il quantifier la résonance énergétique de l’isolant avec l’énergie vitale extérieure. C’est une recherche radiesthésique courante (et intéressante) effectuée d’ordinaire pour les aliments ou la santé d’une personne etc...

**le cas extrême est celui de soldats allemands qui pendant la deuxième guerre mondiale se plaignaient de maux de tête après avoir passé 15 jours dans un bunker, avec sur la tête plusieurs mètres de béton, et  pour seule ouverture vers l’extérieur une meurtrière pour le passage du canon. Les symptômes disparaissaient dès que le soldat était mis en poste dans un autres bâtiment plus traditionnel, situé à l’extérieur. On pourrait peut-être ici comprendre que plusieurs mètres de béton très ferraillé, sans ouverture ou presque, soit une gêne au passage des rayonnements cosmiques. Ce trouble fut dénommé : la bétonite !


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