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GÉOPSYCHÉ - l'âme humaine sous l'influence du temps, du climat, du sol et du paysage

Voici un extrait d’un livre de 1944 écrit par un scientifique Allemand. Deux points sont intéressants :

- le point de vue critique d’un scientifique vis à vis des “opinions toutes faites” de certains partisans de la baguette de sourcier et son compte rendu d’une “confrontation” sans doute assez “houleuse”

- l’auteur est professeur à l’Université de Heidelberg, ville où quelques années plus tard le Dr Hartmann faisait connaître sa découverte du réseau géobiologique Hartmann. Sans doute les rayons telluriques dont il est ici question sont déjà le fruit d’une information venant de Hartmann lui-même.

Cet extrait, apparemment sans information majeure pour les passionnés de géobiologie que nous pouvons être, est cependant riche d’enseignement. Si le point de vue d’un sourcier est parfois rejeté par un esprit répondant à une démarche purement scientifique, soyons attentifs aux arguments cartésiens et  gardons-nous d’insister jusqu’à devenir obtus et parfois non objectifs. Même si tout ce qui nous entoure, visible ou invisible, corps physiques ou vibrations impalpables (mais dont on ne peut nier la réalité), n’a pas encore reçu de justification scientifique.

 

GÉOPSYCHÉ - l'âme humaine sous l'influence du temps du climat du sol et du paysage

Extrait du livre du Dr Willy HELLPACH
professeur à l’université de HEIDELBERG

GÉOPSYCHÉ
L’AME HUMAINE SOUS L‘INFLUENCE DU TEMPS, DU CLIMAT, DU SOL ET DU PAYSAGE

(éditions PAYOT à PARIS - 1944)

 


(extrait de la troisième partie)

A. LES FACTEURS TELLURIQUES ÉLÉMENTAIRES

108. Constitution du sol, la baguette divinatoire : les rayonnements telluriques.


Le problème très débattu de la baguette divinatoire (la baguette de sourcier) montre que beaucoup de personnes (et même dans les milieux scientifiques) croient que les constituant souterrains du sol, par exemple l’eau, les filons métalliques, les veines de charbon, exercent des effets psychophysiologiques à distance sur l’homme ou tout au moins sur certains hommes. On pourrait dire que les sujets en question sont “réceptifs pour les facteurs telluriques”. Parmi eux, ceux qui pratiquent la baguette de sourcier sont les plus nombreux. (...)

La question la plus nouvellement posée dans ce domaine est celle des “rayons telluriques” qu’on a accusés de provoquer l’apparition de certaines maladies. Le cancer n’existerait ou, tout au moins, ne serait fréquent que là où les habitations (ou les usines) seraient situées sur des sols renfermant des couches émettant cette catégorie de rayons. Il est déjà arrivé que la publication de ces hypothèses a semé la panique parmi des populations entières. L’action à distance que les eaux souterraines exerceraient sur les baguettisants rentrerait elle-même, si on voulait en donner une explication scientifique, dans le cadre des faits dus à des “rayonnements”. Et il y aurait alors deux interprétations. Ou bien les courants d’eau et autres veines et filons seraient l’origine d’un rayonnement de nature inconnue ou bien, inversement, leur présence dans le sol agirait comme un écran vis-à-vis d’un rayonnement tellurique plus profond et provoquerait par là une réaction  psychomotrice (secousse dans les bras, etc...). Bien entendu, on doit considérer comme appartenant au nombre des choses possibles qu’il existe des radiations, venant des profondeurs du sol et dont nous ne saurions scientifiquement rien. Mais la mission de la science n’est pas de prendre en considération de simples possibilités. Elle est de considérer seulement les faits. Il faut que la réalité de ces faits soit prouvée et c’est incontestablement à  ceux qui affirment la réalité de certains faits qu’incombe la tâche de l’établir. Le rôle de la science n’est pas de réfuter les possibilités. Personne ne peut être dispensé dans les questions scientifiques de faire la preuve de ce qu’il affirme. Les exigences de la science quant à la rigueur des preuves expérimentales doivent être maintenues et on n’a pas le droit de passer outre à ces exigences en déclarant d’emblée que ce ne sont que les manifestations d’un certain esprit de “chicane”.

A cet égard, les essais de vérification des possibilités dont il vient d’être question ont été souvent très peu satisfaisants. Dans une expérience à laquelle j’ai personnellement assisté il fut impossible, malgré la présence d’un spécialiste très éminent de l’hydrologie, d’obtenir les garanties scientifiquement les plus simples du côté du baguettisant. Mais, après que l’expérience eut été faite, les partisans à priori de la baguette prétendirent que cette expérience avait été “entourée de toutes les précautions scientifiques”. A l’occasion de tous ces essais de vérification on voit habituellement se manifester un état de mauvaise humeur et de susceptibilité qui aboutit à des discussions désagréables et sans aucun caractère objectif. En un mot la situation rappelle toujours fâcheusement ce qui se passe dans le domaine de la “métapsychique” et des sciences occultes. L’un des deux partis arrive avec son opinion toute faite, bien arrêtée à l’avance et considère les autres comme des “empêcheurs de danser en rond” qui veulent imposer des conditions expérimentales inspirées par l’esprit de chicane et pouvant “paralyser le médium”. Les rayons de Rôngten, les radioactivité, les ultraradiations et les autres phénomènes du même genre découverts au cours des dernières dizaines d’années, on tous été soumis au contrôle le plus strict des méthodes scientifiques exactes et c’est ainsi qu’on est passé techniquement de ce que sont leurs propriétés. Il est absolument nécessaire que l’on en fasse autant en ce qui concerne les “radiations telluriques”.