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Livres anciens

Il me semblait opportun, dans ce numéro de printemps de Géobiologie Magazine, où nous invitons à découvrir l’art de la traditionnelle baguette de sourcier, de partager un extrait de la revue scientifique JE SAIS TOUT dont un des numéros de l’année 1930 abordait sérieusement la pratique sourcière. À cette époque, les sourciers, également connus sous le nom de rhabdomanciens, étaient  seuls capables de déterminer précisément l’emplacement des veines d’eau afin d’y réaliser un puits ou un forage. Il semble bien qu’aujourd’hui, leur précision soit encore inégalée par les appareils scientifiques les plus performants !

Saluons le commentaire de l’auteur de cet article, M. Marcel ARRIBAT qui, bien qu’étant un scientifique (Docteur ès sciences), reconnait les résultats de la recherche effectuée à la baguette par le  Dr Henri Moineau, ouvrant même une perspective nouvelle de l’utilisation de cette part du subconscient de l’être humain. C’était il y a plus de 70 ans !

 


sourcier avec baguette de détection
extrait de la revue :
JE SAIS TOUT

La Grande Revue de Vulgarisation Scientifique

(1930)


dossier :

IL FAUT PRENDRE AU SÉRIEUX LES SOURCIERS !


de Marcel ARRIBAT

Docteur ès sciences

 



 





Le Dr Henri Moineau, un sourcier scientifique dont les succès ne se comptent plus. Ce baguettisant a inventé plusieurs types de “radiocapteurs”,appareillages électriques,spéciaux qui,utilisés concurremment avec une baguette adéquate, permettent d’obtenirdes résultats précis. Ici le Dr Moineau travaillant de cette façon, tout en tenant en mains des échantillons des corps dont il recherche la présence dans le sous-sol.

 

 

C’est sur le terrain qu’on voit le sourcier...

Il s’agirait, d’après ce savant renommé (le professeur Cazzamalli de l’Université de Milan), d’un phénomène psychique profond et étrange, d’une sorte de sixième sens ; et il trace un programme d’exploration expérimentale qui constitue, croyons-nous, le premier essai vraiment rationnel d’analyse.

Il y a quelques mois, d’ailleurs, les premiers examens débutèrent en Italie, à Vérone, ou huit rhabdomanciens choisis parmi les plus réputés acceptèrent d’être mis en compétition et étudiés au cours de leur recherche. Les commissaires enterrèrent, en des points bien déterminés d’un vaste terrain, des blocs de divers métaux et des canalisations d’eau. Sévèrement contrôlés, les résultats se révélèrent excellents dans l’ensemble.

Le savant neurologiste conclut de ces recherches que la source des phénomènes, c’est le cerveau humain, en activité nouvelle et inhabituelle ; c’est donc le secret de celui-ci que le professeur Cazzamalli essaye de surprendre au cours des expériences qu’il mène actuellement bien.

En France, si aucune initiative officielle n’a vraiment compté depuis l’enquête enregistrée par l’Académie des Sciences en 1913, un mouvement en faveur de l’étude rationnelle de la rhabdomancie se développe en ces dernières années, avec ampleur. Sourciers de toutes sortes, intuitifs comme scientifiques, vont avoir une merveilleuse occasion de fournir à des contrôleurs qualifiés les éléments d’une précise mise au point, et ceci grâce à M. Carde, gouverneur général de l’Algérie, qui patronne et animera un véritable Congrès des Sourciers.

 

 

Des économies d’état grâce à la baguette

Cet éminent administrateur colonial se rappelle l’époque où, maître des destinées de l’Afrique occidentale française, il lui fallut résoudre le problème particulièrement angoissant de l’alimentation en eau de Dakar. Ses services techniques avaient alors élaboré un projet basé sur l’impossibilité de trouver l’eau ailleurs que dans le Sénégal, à 200 kilomètres, et de l’amener par une conduite forcée. Coût prévu : plus de cent millions.

Devant une semblable dépense M. Carde se décida à faire appel à un sourcier, le Dr henri Moineau (qu’une de nos photographies montre au cours de recherches). Celui-ci, après prospection, signala aux portes de la ville deux couches aquifères grâce auxquelles l’adduction d’eau fut aisément établie !

Le gouverneur général voudrait faire bénéficier son nouveau domaine de l’Afrique du Nord, et en particulier les confins du Sahara, de pareilles bienfaisantes trouvailles. Nous n’avons plus que quelques mois à attendre pour connaître les résultats de ce congrès, lequel doit réunir tous les techniciens qui, dans le monde entier, se sont préoccupés de la question.

Souhaitons que soit mis en évidence ce sixième sens, dont la parfaite connaissance ne servirait pas seulement à la recherche des sources, mais surtout à l’utilisation logique de ce subconscient que chaque homme possède, dont on n’a jamais tiré parti et qui joue peut-être le plus grand rôle dans la destinée de l’être humain.

Marcel ARRIBAT,

Docteur ès sciences.