C'est avec un grand plaisir que Thierry Gautier, géobiologue-sourcier, vous accueille et vous souhaite une excellente visite sur son site.

Etude géobiologique d’une rénovation

 

Ayant réalisé cet été de nombreuses études de longères en cours de rénovation, j’ai pensé qu’il était intéressant de vous soumettre la globalité d’une d’entre elles.

L’étude d’un chantier de rénovation est intéressante car elle permet, si l’on intervient avant la pose des cloisons, de pouvoir modifier le plan pour éviter d’éventuels rayonnements telluriques. De plus, comme vous le constaterez en lisant ce qui va suivre, une modification de l’installation électrique est toujours envisageable tant que les canalisations électriques n’ont pas été mises en œuvre.

 

ligne electrique de 63000 volts 100m de la façade de la maisonLa maison étudiée est située en pleine campagne Morbihanaise dans un superbe environnement.Sa situation sur un point élevé peut laisser craindre la présence d’hyperfréquences de téléphonie mobile. Mais c’est surtout la présence d’une ligne à haute tension (63 0000 volts) en limite de propriété, à environ 100 m de la façade, qui a sans doute amené le propriétaire à faire une demande d’étude géobiologique. Comme vous le constaterez, les craintes, quoique fondées, n’ont pas été accréditées par les mesures faites sur place, et c’est sur d’autres points que des conseils utiles ont été donnés.

 

1 – Champs électromagnétiques de la ligne à haute tension

La ligne est peu rayonnante. Le champ magnétique est de 0 milligauss en limite de propriété. Il est donc quasi improbable qu’il puisse augmenter de telle sorte qu’il atteigne la maison l’hiver, lorsque la consommation du courant sera élevée.

Le champ électrique est nul car la ligne est suffisamment éloignée. De plus les grands arbres le mettent à la terre et l’empêche d’entrer dans le jardin.

 

mesure champ magnétique ligne 63000 volts

 

 

une valeur rassurante : 0 mG en limite de propriété

mesure des champs électriques : le mesureur au bout d’une perche diélectrique

mesure des champs électriques : le mesureur est placé au bout d’une perche diélectrique.

2 – Hyperfréquences de la téléphonie mobile

Les doutes concernant la présence d’hyperfréquences ont été levés grâce aux mesures effectuées autour de la maison, le mesureur indiquant 0 V/m ! Cela n’empêche toutefois pas de téléphoner. La détection et les mesures se poursuivant à l’intérieur du bâtiment l’appareil se mit à réagir dans la future cuisine. La maison est mitoyenne, et  il s’avère après vérification que les voisins ont placé leur modem haut débit et leur base active de téléphone sans fil juste derrière le mur de séparation. Il est vraisemblable que les hyperfréquences arrivent à passer entre les pierres mal jointoyées. Peut-être que le rejointoiement et une couche d’enduit intérieur permettront de réduire le passage des ondes. Ceci étant, l’intensité n’est pas élevée et il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

mesure hyperfréquence extérieur

aucune hyperfréquence autour de la maison

mesure hyperfréquences par geobiologue dans cuisinemesure de 61,7 microwatts (soit 0,15 V/m) relevée dans la cuisine

 

3 – Prise de terre

La valeur de la prise de terre est anormalement élevée : 144 ohms. L’installation n’est  pas réglementaire car la norme NFC 15 100 exige une résistance inférieure à 100 ohms pour un disjoncteur différentiel de 500 mA.

Le premier conseil est donc d’améliorer cette prise de terre en ajoutant un ou  plusieurs piquets supplémentaires.

mesure prise de terre anormalement élevée

valeur de la mesure de la prise de terre : 144 ohms au lieu de 100 ohms maxi

Un deuxième conseil est donné quant à l’emplacement même de la barrette de coupure. Pour des raison de commodité, celle-ci a été installée dans la future cuisine à l’aplomb de l’emplacement prévu pour le  tableau électrique. Il n’est pas souhaitable de placer le tableau électrique dans la cuisine car un tableau rayonne généralement jusqu’à environ 1 mètre. Placé (voir photo) près de l’accès du dégagement vers la salle d’eau, les WC, et le cellier, il obligerait les habitants à traverser la zone de rayonnement à chaque passage. Il m’a semblé judicieux d’insister sur la nécessité de préférer un emplacement plus neutre, à l’écart des personnes tout en restant accessible,  et surtout de  placer le tableau sur un mur tourné vers l’extérieur de façon à ce qu’il rayonne pour moitié en dehors de l’habitat. Malgré la présence du fourreau déjà noyé dans la dalle, le propriétaire a décidé de changer l’emplacement du tableau et de la barrette de terre pour les amener dans un coin du cellier.

 

emplacement arrivee gaines et la barrette de coupure                  installation de barette de terre dans cuisine

au pied du mur, dans la cuisine, les gaines et la barrette de terre

une semaine après l’étude,

les gaines et la barrette de terre ont été déplacées dans le cellier

gaines et barette de terre dans cellier

4 – Détection l’eau souterraine

L’habitation est principalement exposée aux rayonnements d’un seul courant d’eau souterrain. L’intensité de celui-ci est suffisamment élevée pour qu’il soit utile de tenir compte de sa présence pour l’implantation des chambres. Les combles du premier étage n’ont pas été encore aménagées et le propriétaire attendait les résultats de l’étude pour déterminer l’emplacement des cloisons. Il a tenu compte du courant détecté (en rouge) et de 2 autres secondaires (en bleu) -pourtant de très faible intensité- pour placer les lits. Il aura pour ce faire, déplacé légèrement l’emplacement de la cloison entre la chambre des parents et celle adjacente.

détectionpar géobiologue des rayonnements de l’eau souterraine

détection des rayonnements de l’eau souterraine

 

 

tracé sur le sol du rayonnement courant d'eau souterraine détecté

 

                                tracé sur le sol du rayonnement du courant d’eau détecté

plan du projet et resultat detection etude geobiologique

plan initial du projet avec report de la détection

modifification du plan du projet après l’étude par geobiologue

                                                                              modification du plan en fonction des rayonnements de l’eau

 

Les influences de l’eau ?

Dans son excellent ouvrage de biophysique “Le rayonnement de la terre et son influence sur la vie” Robert Endrös démontrait que les hypersons émis par une circulation d’eau souterraine déstabilisaient l’équilibre des atomes des matériaux de construction. Après plusieurs dizaines d’années, un mur -à plus forte raison les ouvrages en moellons- peut laisser apparaître des fissures verticales à l’aplomb des rives de l’eau. Dans le cas de l’étude de cette maison bretonne, il a été possible de constater après la détection  une fissure à l’aplomb de l’eau souterraine.

On voit sur la photo les jalons qui marquent les rives de l’eau, et sur la photo suivante une portion de la fissure de disjointement des pierres qui, dans sa totalité, commence au niveau du sol pour finir à la gouttière.

 

positionnement de jalons rives eau souterraine

positionnement de jalons à l’aplomb des rives d’ eau souterraine

fportion de la fissure de disjointement des pierresissure de disjointement des pierres à l’aplomb

d’une circulation d’eau souterraine

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est donc possible que cette fissure soit liée à la présence de l’eau. De plus, après cette constatation, le propriétaire m’a  appris que le mur est toujours humide à cet endroit précis et que chaque année, apparaît toujours une fourmilière uniquement  à cet endroit, et jamais ailleurs dans la maison. C’est peut-être également un hasard, mais il est souvent dit que les fourmis ont tendance à placer leur fourmilière à l’aplomb des rayonnements telluriques.